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L’été avant l’heure en France : à quoi s’attendre et quels risques pour les cultures ?

L’été avant l’heure en France : à quoi s’attendre et quels risques pour les cultures ?

Les pluies brillent par leur absence. Depuis de longues semaines, les précipitations sont déficitaires sur de nombreuses régions françaises. Une grande partie du continent européen souffre du manque d’eau, alors que l’été débutera le 1er juin prochain.

Les températures sont dignes d’un plein été. Depuis quelques jours, la chaleur et le soleil semblent vouloir s’installer durablement sur une grande partie de la France. Ce lundi, de nombreuses stations Sencrop ont atteint les 25°C pour la première fois de l’année. « Cet épisode de chaleur, sans être inédit, est remarquable si tôt dans l’année », confirme Météo France. Dans les Pays-de-la-Loire, en Bretagne ou dans le Sud-Ouest, le thermomètre a parfois dépassé 26 à 27°C et ce n’est qu’un début. D’après les prévisionnistes, « les premiers 30°C de l’année devraient être atteints d’ici mercredi », dans des régions comme Bordeaux, Lyon, Clermont-Ferrand, Agen, Toulouse ou encore Montauban. Après une légère baisse des valeurs d’ici la fin de la semaine, une nouvelle bouffée d’air chaud est attendu en début de semaine prochaine, y compris sur les régions situées au nord de la Loire.

Températures maximales relevées, lundi 9 mai 2022 ©Sencrop

L’absence de pluies, et donc de perturbations, s’explique par ces conditions anticycloniques apparaissant sous la forme d’une dorsale. Le temps perturbé est alors repoussé bien plus au nord, empêchant les précipitations d’entrer sur le territoire. Seuls, quelques développements orageux ou averses seront possibles dans les prochains jours. L’air chaud en profite ainsi pour « remonter de la péninsule ibérique à l’Europe centrale », détaille Météo France.

Fruits plus sucrés, pertes de rendement…

Si la pluie manque, la sécheresse menace. D’après les données de l’organisme public, Météo France, le trimestre passé se classe « au rang 3 des trimestres février/mars/avril les plus secs depuis 1959 » avec un déficit estimé à 38% de précipitations. Rien de rassurant, quand les experts du temps envisage les trois prochains mois comme plus secs que la normale. Ce manque d’eau durable donne déjà lieu à des conséquences dans les cultures. Pour le blé, la situation pourrait devenir rapidement délicate si la pluie s’absente encore durablement. Avec des épis bien développés, le grain est actuellement en pleine vie. Mais sans eau, le grain risque de rester au sol sans pouvoir grimper jusqu’à la tige. La FNSEA a annoncé ces dernières heures craindre « une perte de rendement pouvant aller jusqu’à 40% si le temps reste sec pendant plusieurs semaines ». De son côté sur franceinfo, la Fédération nationale des producteurs de fruits a annoncé que le soleil et la chaleur étaient « une bonne nouvelle », permettant d’avancer les récoltes. La Présidente de la fédération indiquant espérer une très belle année à fruits, gorgés en sucre, a aussi tenu à rappeler que l’eau serait nécessaire d’ici juin. D’après les modèles météorologiques, les prochains jours resteront très secs à l’échelle du pays… Alors que la terre devient dure comme du bois dans de nombreuses exploitations agricoles.

Kévin FLOURY.

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